Burkina Faso : témoignages

Burkina Faso : témoignages
Maxime en 2021, en fin de formation en ingénierie.

Malgré un Burkina Faso très fragilisé par l’insécurité des groupes terroristes, l’action parrainage d’ARM, qui existe depuis 25 années, persiste. En pratique, tous les parrainages sont regroupés géographiquement sur la capitale de Ouagadougou, qui est très sécurisée de par les présences policières et militaires.

Actuellement, grâce à vous, ARM épaule régulièrement 86 enfants ou adolescents, leur versant trimestriellement 48 000 CFA (73 €). ARM soutient également 42 enfants ou adolescents en difficulté en leur finançant les frais d’inscription à leurs écoles ou établissements de formation ; ARM soutient également 5 jeunes adultes en formation post-bac en université ou école. Les frais d’inscription pour l’université privée peuvent aller jusqu’à 825 000 CFA (1 260 €). ARM contribue ainsi à la formation de médecins ou ingénieurs, formés dans leur pays et qui développent par la suite leurs compétences toujours dans leur pays.

Pour illustrer ce qu’est « parrainer », nous avons choisi de donner la parole à de jeunes adultes qui ont bénéficié des parrainages ARM depuis l’enfance.

Maxime

Je m’appelle Maxime, je suis orphelin de mère depuis la petite enfance, mon père, vigile, avait déjà du mal à assurer les besoins élémentaires à tel point que les voisins nous aidaient pour l’alimentation et le vestimentaire. Notre vie a changé dès que nous avons rencontré les parrainages d’ARM. Grâce à vous, je suis titulaire d’un CEP, BEPC, CAP en électromécanique, BEP en électrotechnique, BAC F3, DUT et Licence en maintenance industrielle et en cours de formation pour le Master 1. Je suis actuellement mécanicien de centrale à la société nationale d’électricité du Burkina (SONABEL).

Maxime en 2014

Marie

Je m’appelle Marie, j’ai été à l’école jusqu’en terminale mais malheureusement je n’ai pas réussi à obtenir le baccalauréat. Alors, grâce à la détermination de mes parrains, j’ai réfléchi à une orientation et j’ai opté pour être formée aux soins à la personne malade hospitalisée. Je suis très motivée car je pense que, là, je peux réussir et m’épanouir et gagner ma vie. Mes parents sont très pauvres, mon père est handicapé moteur et ne peut se déplacer, il répare des vélos en restant assis au sol ; ma mère est ménagère et vend quelques légumes. Grâce au parrainage, je peux envisager un avenir différent de celui de mes parents et je pourrai les aider aussi quand ils seront très âgés.

Marie et son nouveau vélo pour rejoindre son institut de formation Santé.

Enock

Je m’appelle Enock Cédric Consimbo , j’ai 25 ans, orphelin de père depuis l’âge de 8 ans, je vis avec ma mère Joséphine Compaore à Ouagadougou au Burkina Faso. Je suis actuellement en Licence 3 à l’institut supérieur de l’image et du son, mais aussi jeune entrepreneur, car je tiens depuis 4 ans environ un studio en traitement de son qui fonctionne très bien et qui commence à me rapporter. J’en suis là grâce au parrainage dont je bénéficie depuis 15 ans. Car grâce à l’association ‘’Les amis de reine de miséricorde’’ nous recevons régulièrement de l’argent pour nous aider à mieux vivre, mais surtout pour que je puisse continuer mes études. Souvent, nous avons droit à des aides ciblées et grâce à elles, j’ai eu un vélo dans le passé pour aller à l’école. Mes études supérieures actuelles coûtent extrêmement cher et tous les frais de scolarité d’octobre 2020 ont été pris en charge par ARM. Sans cela j’aurais certainement arrêté les études. Votre soutien nous aide beaucoup et nous remercions infiniment tous ceux qui, de près ou de loin, pensent à nous. Que Dieu vous bénisse. Je me battrai avec acharnement afin de réussir dans la vie, pour que tous ceux qui m’ont tendu la main soient fiers de moi et qu’un jour, je puisse à mon tour parrainer un enfant aussi dans le besoin. Ce parrainage me rappelle qu’il y a toujours de la bonté dans ce monde qui semble si cruel, et ça me redonne de l’espoir en l’Humanité.

Enock et sa maman

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