Une nouvelle forme de parrainage

Une nouvelle forme de parrainage

Depuis de nombreuses années, ARM propose des parrainages individuels de jeunes afin qu’ils puissent commencer ou poursuivre leurs études. Elisabeth et Jean-Louis Bélet se rendent chaque année dans la région du Kaffa au Sud-Ouest du pays et, dans le cadre de leur association “Soleil d’Ethiopie”, ils ont eu l’occasion d’y travailler et d’y monter des projets. Ils proposent uniquement des projets collectifs.

1 – Le principe

Ainsi depuis 4 ans, ils ont organisé dans un village du Kaffa, Wocha, un micro-projet consistant à acheter une brebis pleine pour des femmes nécessiteuses. Chaque femme reçoit une brebis mais doit progressivement la rembourser afin que d’autres femmes entrent dans ce programme. D’ailleurs lors d’une réunion elles ont préféré cette formule plutôt qu’un parrainage mensuel pour leurs enfants.

Les 3 promoteurs l’organisateur, le prêtre et Elisabeth

2 – Les résultats

Il y a 4 ans, 20 brebis pleines ont été achetées. Sur ces 20 bêtes, 4 sont mortes. Il restait donc 16 brebis pour 16 femmes. Maintenant ce sont 36 femmes qui possèdent des animaux. Plusieurs témoignages significatifs ont pu être recueillis. L’une d’elles, a maintenant 4 brebis, 2 vaches et 2 veaux. Une autre a pu vendre une brebis afin de payer les uniformes de 3 de ses enfants à la rentrée scolaire. Une autre enfin était malade ; en vendant une brebis, elle a pu se soigner (il n’existe pas de Sécurité Sociale), elle a même affirmé qu’elle serait morte si elle n’avait pas pu réaliser cette vente.
En plus de l’amélioration de leurs conditions matérielles, cela redonne à ces femmes une dignité qu’elle n’avait jamais eue.

Les brebis et leurs propriétaires

3 – Les conditions de la réussite et les avantages

Un tel projet ne peut pas être improvisé. En premier lieu, il s’agit de bien expliquer de quoi il s’agit car les gens sont habitués à recevoir sans contrepartie et justement ce n’est pas le cas. Ensuite, il faut un meneur de jeu accompagné d’un comité qui tienne les comptes avec rigueur et éventuellement rappelle à chacune son engagement.

Ce micro-projet responsabilise celles qui sont aidées et ceux qui les encadrent, il a un effet d’entraînement. De plus, le suivi est plus facile et les donateurs ont la satisfaction de constater qu’un seul don aide définitivement, non seulement un enfant, mais toute la famille.

La joie des femmes

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