Burkina Faso : urgence populations déplacées

Burkina Faso : urgence populations déplacées

Un grand merci pour vos dons !

Le 12 novembre 2019, nous avons envoyé à nos membres et donateurs le message d’appel suivant. Il a permis à ARM d’envoyer 2000 € qui ont été remis à la direction provinciale de Kadiogo (Ministère de la femme, de la solidarité nationale et de la famille et de l’action humanitaire) :

Depuis 2015, avec une accélération notoire depuis début 2018, la grosse moitié Nord du Burkina Faso est gangrénée par des actions terroristes meurtrières ciblant soit des représentants de l’Etat, soit des chefs religieux, soit des vecteurs de la connaissance (instituteurs…), mais aussi n’importe quel villageois, n’importe quel citoyen qui se trouve là au mauvais moment : on compte aujourd’hui plus de 600 morts de ces attaques djihadistes en 3 ans.

Famille fuyant avec tout ce qui lui reste

Certains villages sont attaqués : les hommes fuient, passant la nuit en brousse cachés dans des arbres. Les femmes et enfants, s’ils ne sont pas tués, quittent le village, terrifiés et partent chercher refuge dans les grandes villes. On compte aujourd’hui plus de 500 000 déplacés internes au Burkina Faso.

Cinq organisations terroristes sahéliennes orchestrent cette terreur, recrutant parfois même des jeunes locaux, après les avoir menacés et/ou endoctrinés. Toute cette terreur se passe au moment des récoltes, qui n’ont pas pu se faire normalement ; on peut donc imaginer que le fléau de la famine va se rajouter d’ici quelques mois.

Ces déplacés se sont accumulés aux abords des grandes villes : aucune infrastructure n’a été prévue pour les accueillir ; nombreux sont ceux qui dorment à même le sol sans aucun toit. C’est la solidarité des Burkinabés des villes d’accueil qui pallient à l’eau potable, aux installations sanitaires, etc. Les services sociaux tentent de faire face mais manquent terriblement de moyens.

Dans ce contexte, bien qu’ARM (Les Amis de Reine de Miséricorde) soit avant tout une association d’action à long terme au travers de ses parrainages d’enfants vulnérables depuis 25 ans, il lui est difficile de ne pas apporter une aide d’urgence, surtout face à la menace de la famine. Cette somme permettrait à notre correspondant, Jean-Marie Sawadogo, d’organiser l’achat de sacs de mil au profit des déplacés sous couvert des Bureaux d’Action Sociale.

Bien sûr, il vous est toujours possible de faire un don spécifique pour cette aide d’urgence :

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